Avez-vous remarqué cette tendance nouvelle qu'ont les blogueurs/blogueuses ces derniers temps ? Parler de sexe. Parler de cul. Parler de couple, oui, mais avec au moins une fois le mot "couille" dans l'article.

Pourquoi ?

Mon avis est simple : le cul, le sexe, c'est tabou. En parler, avec son amant, pourquoi pas (je dis 'son', mais ça peut aussi bien être 'ses', d'ailleurs). En parler avec ses potes, ses bros, ses bestah and co, là par contre, on atteint un niveau de proximité gênant, limite désagréable. Alors, autant lire des trucs sur internet, au moins, on connaît pas l'auteur/auteure des articles, et ça fait quelque chose à raconter à la machine à café si en plus l'article rend l'info politiquement correcte. Et puis, qui sait, ça peut servir ! Envoyez par mail le lien à votre partenaire d'une étude américaine qui prouve que la faciale efface durablement les rides, et cette dernière acceptera probablement que vous lui étaliez en guise de crème de nuit l'ex-contenu de vos parties.

Il est très simple d'écrire des trucs en rapport avec la sexualité pour faire gagner des vues à son blog. Il est très simple d'écrire du porno, je me suis d'ailleurs récemment posé la question de s'il fallait que je me mette à en écrire tellement ce que je trouve à lire est nul et m'agace. Il est très simple de se faire passer pour un grand connaisseur, du moment par exemple qu'on parle de sexe anal. Mais bien le faire, ça, c'est une autre histoire. Je ne compte plus le nombre de faux conseils qui se transforment en pratiques borderlines, avec notamment les "Top 5 pour être un bon amant ! Numéro 1 : Faire l'amour à sa copine quand elle est endormie !" qui flirtent dangereusement avec les limites du sexe consentant.

Ce blog ouvre sur cette petite introduction, qui reste très pompeuse, et très ambitieuse : parler de sexe, mais bien. Expliquer des faits, soulever des problèmes, évoquer des opinions, répondre à des questions et en ouvrir d'autres. Tout ça en rapport avec le sexe, et ce qui gravite autour : le couple, l'amour, les maladies, et votre fétiche pour les charentaises.